Changer de décor, changer de cadre de vie, vivre au sein de l’un des plus beau lagon du monde. Il est vrai que sur le papier, Mayotte a beaucoup de choses pour elle et il y a énormément à faire sur ce petit bout du monde, ce petit bout de France dans le canal du Mozambique.
Dans la liste des activités à faire et à pratiquer, voilà d’ailleurs un petit aperçu.
http://www.globetrotteursbulleurs.com/que-faire-a-mayotte-tout-plein-didees-a-vivre/

Cet article se veut être un mode d’emploi pour réussir son arrivée ici. J’ai en effet de nombreuses questions là dessus. Et c’est donc avec un certains plaisir que je vous les partage ici.
Cet article grandira au fur et à mesure des questions que l’on me posera, des remarques et des réajustement

Mayotte est un département français. Pour venir ici directement depuis la métropole, pas besoin de passeport, une carte d’identité suffit.
Par contre, si vous transitez par un autre pays (Kenya par exemple), passeport nécessaire !

Si cous regardez à l’envers, l’île a la forme d’un hippocampe !!!

1/ Comment arriver à Mayotte

La porte d’entrée de Mayotte, c’est son aéroport. Et au niveau des compagnies aériennes, il n’y a pas vraiment l’embarras du choix (au contraire). Deux compagnies aériennes viennent sur Mayotte surtout et tout le temps :
– Air Austral
– Kenya Airways
Air Austral a le quasiment monopole sur l’île (et sur la région), les billets sont donc chers (surtout si vous venez en période de vacances scolaires). Don il faut essayer de voyager à « contre-courant » pour trouver des billets abordables.
Seul Air Austral assure des liaisons directes avec la métropole. C’est une bonne compagnie une fois dans l’avion. Par contre le service client est assez déplorable (et vous aurez le temps de vous en rendre compte).
Kenya Airways a toujours des escales à Nairobi, mais la compagnie est dans l’ensemble sérieuse (il y a souvent par contre des retards de bagages…).
Prix du billet simple : de 700 euros avec de la chance à … 1500 en haute saison!
Ici, oubliez les prix low cost, les french bee etc …

Vivre sur une île …

2/ Le logement

Mayotte a le réputation d’insécurité. Il existe en effet une petite délinquance et des vols qui peuvent être répétitif selon les zones/quartiers/maisons.
Donc il faut bien choisir son lieu de résidence.
Lors de votre arrivée, essayer de trouver un pied à terre, un BnB, une sous location pour 2 semaines – 1 mois afin d’avoir le temps de pouvoir justement trouver un logement qui plaît, sécurisé (désolé mais il y aura des barreaux aux fenêtres). De toute façon les fenêtres ne sont jamais fermées (c’est le cas chez moi) donc les barreaux ne me choque pas, c’est le seul moyen de fermeture ici.
Donc, prendre le temps de choisir. Surtout si on part sur une coloc, il y a des affinités et rencontrer les gens s’est donc important.
De plus, il y a des maisons qui semblent très bien sur le papier et qui au final se situent dans un environnement pas top … d’autres c’est le contraire. IL FAUT DONC VOIR !!

Côtoyer la faune marine

3/ Pour quel travail

Quand on vient de métropole, il vaut mieux avoir des compétences que l’on ne retrouve pas sur l’île.
Ainsi ce qui est recherché sont surtout les domaines suivants : enseignement – médical – ingénierie – environnement – social.
Par contre, pour le social mais aussi l’environnement comme la population ciblée et sensibilisée ne parle pas forcément le français, la pratique du shimaoré est souvent demandée. Surtout qu’il existe des écoles et des formations sur Mayotte en social (éducateur spécialisé par exemple) et donc le recrutement se fera plus en local. De la même façon, tout les métiers autour du secrétariat, de la comptabilité ont un recrutement en local. Il faudra vraiment avoir des compétences en plus car dans ces secteurs le shimaoré est indispensable.
Pour la plupart des M’zungu, l’eldorado c’est l’Education Nationale. Il est vrai que travailler en tant que prof représente des avantages, notamment l’indexation (+40% de majoration de salaire) qui permet de pouvoir faire face à la vie chère.
Le recrutement se fait à bac+3 pour les contractuels. Un CV, une lettre de motivation à renvoyer sur le site ACLOE du Rectorat de Mayotte (nécessité de s’inscrire).
Le tout pour faire ce métier, avoir des compétences bien sûr dans la discipline voulue mais aussi et surtout avoir envie! Les élèves sont dans l’ensemble demandeurs, beaucoup aiment l’école. Alors il faut les accompagner au mieux. Si on ne sent pas l’âme d’enseigner … ce n’est pas la peine de tenter!

… et sous marine

4/ La vie chère

Alors oui, il y a un côté vie cher. Pour certains endroits, le prix des locations est souvent assez élevé (pour ne pas dire dans abusé pour certains). On peut voir des loyers à 2 200 euros pour une maison …
Si vous êtes seul(e), privilégiez alors la colocation.
Mis à part le loyer, certains produits alimentaires coûtent cher (fromage, yaourts, alcool, viande etc …) en gros tout ce qui est importé (coût fret, octroi de mer). Bon après des petits achats nous sauvent souvent comme une yaourtière (parce que le prix des yaourts est élevé) un filtre à eau (et puis cela limite la pollution plastique avec les bouteilles).
Après si vous mangez plus local, il y a des aliments très abordables qui ne le sont pas forcément en métropole (fruits et légumes tropicaux, poissons). Il faut donc voir son mode de vie et s’adapter.
Les billets d’avion sont chers aussi (déjà mentionné).
Donc il est important de bien négocier son salaire si vous êtes du privé. Dans la public, pas de négociation, puisque c’est par indice.

Découvrir de nouveaux paysages.

5/ Se déplacer

Si vous êtes seul … un scooter !!! Facile à garer (le plupart des maisons n’ont pas de cours, mais il y a toujours de quoi mettre un scooter quelque part). Surtout si vous habitez la zone Mamoudzou/Petite Terre.
En effet, Mamoudzou a des bouchons incroyables. Le matin il n’est pas rare d’avoir des ralentissements dès Iloni pour le sud et dès Koungou et au delà pour le nord. Il arrive de perdre 2 heures pour faire 4-5 km. Franchement le deux roues est une solution miracle ici. Même remarque pour Petite Terre. Souvent pour prendre la barge, cela bouchonne, pour y monter aussi. Beaucoup plus facile avec un scooter.
Bref, passer l’attestation pour conduire un deux roues en moins de 125 est indispensable pour moi si vous êtes sur l’île.

Faire de nouvelle expérience

J’attends donc vos retours pour faire grandir cet article

KARIBU

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