Lorsque j’étais enfant, j’étais immergée dans les livres d’aventures, des livres où des personnes étaient parties sur les routes du monde, des livres où à travers les lignes, les mots, les photos, les dessins, les cartes, je voyageais, je parcourais le monde moi-aussi, je voulais aller également vivre une vie où je voyagerai…mais en étais-je capable ?

On rêve

Il y a un âge où l’on se dit que tout est possible, que la vie s’offre à nous que nos rêves sont là et qu’il nous suffit de tendre les bras afin de pouvoir les attraper, qu’ils sont à porter de mains et que leur réalisation est à notre portée. C’est le moment de la douce insouciance, et puis cela ne se passe pas exactement comme prévu. Vous savez les questions que l’on nous pose étant gamin(e), « et toi, tu veux faire quoi plus tard??? ». Pourquoi y aurait-il des limites à ce que nous avons envie de faire, de vivre…certains veulent être chanteur, médecin, vétérinaire, boulanger…moi je voulais être voyageuse ! Mais on me répétait que voyager n’était pas un métier…alors je me suis faite à cette idée lentement : on ne peut vivre une vie en voyageant.

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Ce qui me motive : vivre mes rêves !

Pourquoi ?

Peut être à cause de nos sociétés, l’école a aussi peut être un rôle à voir la dedans (en effet, je suis plus que persuadée que l’école nous formate…mais je ne lancerai pas le débat…) ; il nous faut rentrer dans un moule, celui où l’on se lèvera le matin sans vraiment avoir envie, celui où l’on avalera rapidement un café et un bout de pain et où ensuite on s’engouffrera dans les transports afin de passer notre journée au boulot.

Ne vous arrive t-il jamais de fermer les yeux lorsque vous êtes dans le RER et de se dire, de penser, de rêver que peut être cette fois ci, ce RER aura pour destination un ailleurs, un autre univers, un univers fait de découvertes et de rencontres???…pour ma part cela m’arrive tout les matins en ce moment.

La routine s’installe

Et puis nous sommes alors embarquer dans la vie de nos sociétés, les études que nous devons réussir, les diplômes que nous obtenons, le travail qui se doit d’être plutôt sécurisant, nous assurant un avenir avec si possible l’achat d’une maison, d’un voiture…des crédits que nous contractons et nous contraignent à rester.

La vie active coïnciderait avec le fait de ne pas pouvoir vivre ses envies?

Pourtant le vie est courte et je n’ai pas envie de me contraindre, de me retenir, de subir ce qui ne me convient pas.

…mais il y a un moment où on cherche un autre sens à sa vie qu’une vie casanière.

Cela peut arriver n’importe quand, un matin, un soir, au détour d’une lecture, d’une réflexion.

On réalise qu’il y peut être d’autres choses à vivre, que notre vie manque de piment, que tout est régler, paramétrer…fade…

Vais-je rester la personne anonyme, celle que l’on ne remarque jamais, celle qui se comporte comme les autres, celles qui laisse sa place, qui ne va pas au bout de ces envies car on se dit que finalement, tout cela n’est pas pour nous.

Seulement, je peux être cette autre personne, celle que j’ai envie d’être et que j’ai toujours voulu être, celle qui ose tout simplement aller au bout de ses envies.

Pour ma part cette évidence c’est imposée il y a dix ans, lorsque j’été encore étudiante.

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Oser découvrir…

Une vie plusieurs facettes

J’ai envie que ma vie soit aussi diversifier que mes envies. Ainsi, il y a moi, celle qui est partie 2 ans sur Mayotte notamment pour aller étudier et observer les tortues marines, celle qui est partie faire monitrice de plongée en Thaïlande, celle qui est partie en Afrique faire de l’humanitaire, celle qui a arpenté les routes d’Asie du Sud Est pendant plusieurs mois, mais celle qui a aussi fait plusieurs longs voyages en même temps que cumuler un travail en France…et puis il y a celle en devenir avec toujours le même objectif, vivre ses rêves…

Alors oui, j’aurai pu rester vivre sur Mayotte, rester en Thaïlande, m’installer là où les routes me mènent mais au final, j’avais peur de retrouver une routine qui ne me convenait plus.

Quitter sa zone de confort

Quand je lis les nombreux commentaires, la crainte la plus grande des personnes est tout simplement l’argent. L’argent ne fait pas le bonheur, mais il est le nerf de la guerre.

Partir en Asie pendant quasiment un an me faisait peur quelque part, l’aspect financier me freinait quelque peu. Lorsque j’étais parties les autres fois, je partais en expat pour retrouver un travail, ou bien je partais sur plusieurs semaines, mais je retrouvais aussi mon travail en rentrant. Mais j’avais besoin de vivre cet inconnu, un voyage ou rien n’est planifié, bref lâcher prise.

Et puis quelque part, la phrase d’une amie m’a fait beaucoup réfléchir : « Si tu veux te préparer au mieux, tu ne partiras jamais ». Cela m’a permis et sauter le pas aussi, d’aller de l’avant, de me jeter à l’eau.

Je me devais de quitter à nouveau ce train-train dans lequel je me sentais oppressée, en finir avec le métro-boulot-dodo. Me retrouver tout simplement.
Seulement voilà, en rentrant en France, je me rends compte que maintenant cette vie me convient de moins en moins…alors c’est décidé, billets d’avion en poche, je repars en juin…

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Découvrir en prenant son temps

A la découverte de nouvelles expériences

En voyage, on teste de nouvelles activités…mais aussi on apprend à se surpasser, à tester ces limites et à voir à quel point en fait nous sommes plus forts que ce nous pensons.

Et surtout arrêter de dire que ce n’est pas possible…

Forcément que ce n’est pas toujours simple, mais quand l’envie devient viscérale, qu’il vous obsède jour et nuit…alors il faut vivre l’expérience, oser partir à la rencontre, à la redécouverte de cet être qui se trouve enfoui en nous, celui qui a besoin de s’exprimer par cette liberté.
Car c’est cela pour moi le vrai bonheur du voyage, être libre ! On est libre de décider ou aller, quelle route prendre. Forcément qu’il y aura des obstacles, mais cela nous permettra de les surmonter, de s’endurcir aussi. Forcément tout ne sera pas rose, mais cela nous fait apprendre. Forcément qu’il y aura parfois de mauvaises rencontres, mais pas plus que ce que je pense nous pouvons parfois subir en France.
Et puis il y a tout le reste, le découverte de paysages fabuleux, de savoir se débrouiller, se gérer, d’arpenter des jungles, des volcans, des îles, des temples, des villes, des villages, de tenter de nouvelles expériences…d’utiliser toutes sortes de moyens de transports, de faire des rencontres qui peuvent être surprenantes, de donner un peu de son temps aux autres…En fait le voyage rend vivant !

1/ Le budget me fait peur

Planifiez, renseignez vous, comparez. De nos jours il existe de formidables ressources nous permettant de pouvoir voyager à prix raisonnable. Couchsurfing, HelpX, Woofing, du bénévolat (attention quand même sur ce point…) …de scruter les bons plans. Alors parfois cela ressemble à la chasse, la traque afin de trouver un prix correspondant à notre budget. Mais la communauté de voyageurs est immense, d’une entraide incroyable, et n’oubliez qu’à tout problème, il y a des solutions et même plus de solutions que ce que l’on pense.

2/ L’inconnu m’effraie

L’inconnu effraie…parce qu’il est inconnu, alors découvrir ces ailleurs et vous verrez qu’il n’a rien d’effrayant…au contraire!

3/ Au niveau maladie

Les vaccins, cela est le choix et la volonté de chacun, j’en ai fait certains, j’en refuse d’autre, idem avec les médicaments anti-palu que je boycotte.
Mais si vous tombez malade, vous trouverez partout des officines afin de vous soigner, des médecins, des hôpitaux, il n’y a aucun soucis à avoir là dessus.
Et puis je reste persuadée que faire subir à son organisme d’autres conditions de vie le rend plus fort, plus résistant.

4/ Je ne parle pas de langue autre que le français.

Le français vous l’avez appris, alors pourquoi ne pas en apprendre d’autres? Et puis le sourire, les gestes sont des langages internationaux.

5/ Je ne sais pas si je pourrais m’acclimater

Tant que l’on a pas essayé, comment peut-on dire que l’on ne peut subir d’autres conditions?

6/ Mon long séjour sera peut être mal perçu lors de mon retour en France

A titre personnel, nous n’avons pas eu de difficulté à nous réintégrer à la vie française et au travail. Il vaut juste savoir se vendre (et oui…) et mettre en avant les différentes qualités et aptitudes que nous avons développées durant notre voyage. Comme l’autonomie, se débrouiller, s’adapter à un nouvel environnement, savoir faire face à différentes situations, l’initiative…mais aussi l’ouverture d’esprit.

Voici quelques exemples qui pourraient freiner à partir, bien sur qu’il y en a d’autres…

Il y a autant de raisons de partir que de ne pas partir…le plus dur étant de prendre la décision de sauter le pas.

Après, il existe des solutions à chaque problème.
Confiez son animal de compagnie à se famille (j’ai bien réussi à confier ma jument pendant deux ans…); vous avez un prêt…il est possible de le suspendre pendant la durée de votre voyage…

Il suffit de chercher tout simplement.

C’est simplement le message que je tenais à faire passer, vivez vos envies, l’aventure c’est la vie!

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Bon voyage !!!

One thought on “Vivre l’aventure…vivre ses rêves”

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