Après le Bromo…on s’attaque à l’Ijen !!! Inutile de chômer, après être redescendu de Cemoro Lawang et être revenu à Probolinggo, nous décidons de tracer directement vers Banyuwanggi, ville de départ pour notre ascension de l’Ijen.

En route pour Banyuwanggi

Nous sommes redescendu de Cemoro lawang et du Bromo avec 4 autres français et c’est tous ensemble que nous nous rendons à la gare de Probolinggo. 2 d’entre nous prendront le train direction Yogya, pour nous, il est prévu que nous prenions le train avec un autre couple rencontré la veille, Ilhem et Mahdi. Mais voilà, arrivés en gare de Probolinggo, on apprends qu’un train part dans une quinzaine de minutes pour Banyuwanggi, mais qu’il ne reste que des billets en classe bussiness, à 150 000 Rp…c’est un peu beaucoup pour notre budget. Moi et Vincent décidons de ne pas prendre le train, nous irons en bus jusqu’à l’extrémité est de l’île de Java. Nos amis décident eux de prendre de prendre le train, l’aventure ensemble s’arrête là…dommage, on adore ces moments où l’on rencontre d’autres voyageurs sur les routes.

De retour au terminal de bus, nous tombons directement sur un en partance pour Banyuwanggi, c’est simple, dès que nous mettons un pied dedans…il part !

Prix du billet de bus : 50 000 Rp, une belle économie sur le train.

Nous arrivons à Banyuwanggi sur les coups de 18h , la nuit est déjà relativement bien installée, il est temps de se dépêcher de trouver un toit pour cette nuit.

Seulement, coup du sort, les premiers logements où nous nous renseignons sont full, on finit par comprendre que quasiment tout est full, voir même tout est full, archifull…

Dans une petite rue, on passe devant une maison où est réunis toute une famille. Ils nous interpellent, nous demandent ce que l’on cherche et nous viennent en aide. Trois des membres de la famille partent sur leurs motorbikes pour nous trouver un homestay pour cette nuit. Celui qui tient la maison nous offre à manger, cela tombe plutôt bien, on avait vraiment très très faim, cela creuse toutes ces péripéties. Les autres reviennent, rien, tout est vraiment full, ils décident alors de nous héberger pour cette nuit, se dépêchent de nous préparer une chambre.

On passe la soirée à discuter avec notre hôte, Henry, un peu de tout et de rien. Ce qui m’a marqué un moment c’est les mises en garde, qu’il nous dit de nous méfier surtout pour notre argent car on nous demandera toujours de payer, et de ne pas faire confiance…c’est un peu triste mais c’est une réalité…mais c’est rassurant aussi d’entendre que beaucoup d’Indonésiens sont contre cette pratique qui est défavorable au tourisme…mais bon je m’arrête là car c’est un autre débat^^!

Et voilà comment faire pour dormir chez l’habitant^^!!! Blague à part, on a beaucoup aimé ce moment, conviviale et l’impression aussi de vraiment touché du doigt la culture Javanaise, on a goûté des plats que nous n’aurions jamais mangé à notre avis seul, comme cette sorte de beignet au riz gluant et à la banane enveloppé dans une feuilles de bananier, l’aspect est un peu ragoutant (cela fait baveux), mais c’est vraiment très très bons!!!

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On goûte de nouvelles saveurs

Le lendemain, prêt à repartir, cela nous a fait du bien de dormir (plus de 10h quand même), après les nuits que nous avions enchaînées auparavant nous en avions besoin.

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Notre chambre d’une nuit chez Henry

Nos hôtes nous donnent toutes les infos pour pouvoir aller au Kawah Ijen, les prix, les tarifs d’excursion qui sont honnêtes, comment cela se passe, bref des renseignements utiles pour la suite!

Mais objectif pour le moment : trouver un hôtel pour la nuit prochaine afin de pouvoir y laisser nos sacs, se reposer un peu avant d’attaquer l’Ijen de nuit !

Direction Ketapang

Nous prenons un bus direction la ville de Ketapang, voisine de Banyuwanggi. Pour les voyageurs qui se rendront dans le coin, sachez qu’il y a très peu de logements sur Banyuwanggi, mais que la plupart des guesthouses, homestays, hôtels se trouvent à Ketapang ainsi que les ferry en direction de Bali. Ketapang est à 5 km au nord de Banyuwanggi.

Petit conseil : si vous vous rendez dans le coin, allez directement à Ketapang!

Nous trouvons une chambre d’hôtel pour 75 000 Rp (autant dire que c’est pas fracassant comme endroit). On se renseigne pour l’Ijen, on a l’impression de revivre le Bromo, on nous dit tout et n’importe quoi. Certains vont même jusqu’à nous dire que le trip pour y aller est de 700 000 Rp par personne (et là on ne peux s’empêcher de repenser au propos de Henry…).

Finalement et un peu par hasard, nous bookons pour 150 000 Rp par personne, cela comprends l’aller-retour pour l’Ijen, les masques à gaz (on en reparle), les lampes, un tour dans des plantations de café et une baignade dans des waterfalls…on hâte de tester tout cela…départ à 1h00.

Quand je dis « un peu par hasard » c’est que c’était la personne que l’on nous conseillée, pratiquant des prix assez honnêtes, mais c’est elle qui nous a trouvé.

Nous bookons avec l’équipe de l’hôtel Permata Indah Permai.

Note utile : si vous décidez de faire l’ascension de l’Ijen, allez directement à Ketapang, à 5 km au nord de Banyuwanggi, c’est là que se trouvent tout les hôtels et autres pensions, mais aussi les ferry pour Bali…à Banyuwanggi même, il n’y a rien…

Cette fois…c’est parti pour l’Ijen

A 01h du matin, nous quittons la ville de Ketapang…direction Ijen !!! Une heure de route et nous voilà arrivés au pied du chemin nous permettant d’arriver en haut.

L’entrée est payante pour accéder en haut (contrairement au Bromo…pour le moment) : 100 000 Rp en semaine et 150 000 Rp le weekend…heureusement pour nous, nous sommes en semaine^^ !!

S’ensuit une heure de marche dans le noir avec notre lampe torche…et oui premier bémol, les lampes étaient incluses dans le prix…mais on n’en a pas vu leurs ombres, une chance que nous avions les nôtres.

Deuxième point négatif : les masques à gaz. Il n’y en avait tout simplement pas pour nous, les autres gens ayant bookés, on les leur avait donné avant (alors que nous avions que fait d’en demander avant de partir, durant le trajet et on nous répondait toujours « no problem »…). Donc on a été gueulé un coup face à notre chauffeur, et on a réussi à ce qu’un porteur de soufre nous en prête deux gracieusement (super sympa), ça va on s’en sort pas trop mal, mais c’est pénible.

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Pour ceux qui n’ont pas de masque, l’aventure s’arrêt généralement là

Petit conseil : vérifiez que vous avez bien tout avant de partir…une fois arrivé au Kawah Ijen, c’est trop tard.

Nous avançons donc pendant une heure dans le noir, remontant la file car de nombreuses personnes (si ce n’est des centaines…mais on avoue que dans le noir, c’est un peu difficile à compter^^) sont là. Une infection au genou droit m’oblige à ne pas avancer trop trop vite…mais malgré cela on double pas mal de monde…bref on a pas trouvé l’ascension si difficile que cela.

Au début, cela grimpe pas mal, mais une fois arrivée près du sommet, le chemin est relativement plat et la balade devient plaisante.

Les volutes de soufres nous embaument des pieds à la tête. Pensez à prendre des vêtements auxquels vous ne tenez pas, car ils vont s’imprégner de l’odeur (ils vont puer l’œuf pourri…le soufre quoi!), même après plusieurs lavages, le plus simple étant encore de s’en débarrasser.

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En haut du volcan…

On y est !!! Le sommet de l’Ijen !!!

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Une fois en haut, la balade s’arrête là pour ceux qui sont dépourvus de masques, ils ne vous laisseront pas passer. Nous, c’est ok, nous descendons à l’intérieur du géant. On voit les porteurs remonter avec leur lourdes cargaisons, certains portent jusqu’à 80 kilos en équilibre sur leur épaule, un vrai travail de forçat. On n’ose imaginer dans quel état sont leurs poumons car ils travaillent sans masques, juste des morceaux de tissus devant leur nez et leur bouche qui leur font office de protection. Le plus étonnant, c’est que malgré le gaz qui vous prends à la gorge, ils arrivent à fumer des cigarettes tout en travaillant.

La descente dans le cratère dure une bonne demi-heure, et ça y est…on aperçoit les blue light, c’est vraiment magnifique !

Blue light…kézako ???

C’est tout simplement du gaz qui entre en combustion. Le gaz soufré qui s’échappe du cratère se trouve être à très haute température et va réagir avec l’oxygène présent dans l’air. C’est cette réaction de combustion que nous observons et que se traduit par cette couleur de flammes bleues.

Instantané 1 (08-06-2015 02-15)

On continue à descendre encore un peu pour apercevoir le lac qui doucement commence à prendre des couleurs avec le jour naissant. Et oui au fond de ce cratère se trouve un lac…bon bien entendu, la baignade est interdite^^ (on dit cela mais à priori des gens ont tenté de se baigner…des français apparemment…on fera pas de commentaire là dessus…).

Ce volcan a été rendu célébre par l’émission Ushuaïa, même un des porteurs de soufre que nous avons croisé revendique s’appelait Nicolas Hulot (cela ne s’invente pas) car il était son assistant durant l’émission consacré au Kawah Ijen. Bref tout cela pour dire que depuis le nombre de visiteurs à l’Ijen augmente d’années en années et que des porteurs de soufre se sont convertis en guide.

On profite du spectacle, puis vient la remonté au sommet du cratère afin d’assister davantage au jour naissant.

A l’aurore, on se rends mieux compte de la marche que venons de faire, surtout lorsque l’on regarde l’intérieur, et de voir ses hommes portant leur lourde charge et remonter la pente.

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Un des porteurs de souffre avec sa lourde cargaison

Le long du chemin, on voit les paniers remplit de soufre se succéder.

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Sachez que vous pouvez prendre un guide sur place et que cela reviendra à 100 000 Rp, il vous fera également essayé le portage du soufre, occasion de tester sa force et sa résistance physique.

Possibilité aussi de louer un masque sur place si vous n’en avez pas ou que ce n’est pas inclus dans ce que vous avez booké : 25 000 Rp

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Beaucoup d’agences bookent pour aller à l’Ijen, nous sommes passés avec Permata Indah Permai

Prix : 150 000 Rp/personne avec en plus visite de plantations et de Waterfall. Sont aussi normalement inclus des masques à gaz et des lampes…mais pour cela insistez (même lourdement) avant de quitter la ville.

Nous avons booké avec l’équipe du Permata Indah Permai. ils ont également un hôtel/guesthouse avec des chambres vraiment vraiment pas chères (70 000 Rp par nuit), et sont situés à 3 km au sud des ferrys (mais bon si vous passez par eux…vérifiez bien que vous avez tout l’équipement inclus) sinon à part cela tout c’est très bien passé.

Entrée de l’Ijen : 100 000 Rp en semaine et 150 000 Rp le weekend en juin 2015.

Prenez des vêtement auxquels vous ne tenez pas ou dont vous êtes prêt à vous en débarrasser car ils vont absorber l’odeur de soufre…et pas qu’un peu.

Sachant qu’il est possible de dormir chez des porteurs de soufre qui se chargent de faire la visite, beaucoup en effet deviennent guide et cela se développe de plus en plus. 

 Le après Ijen

Suit le moment de la descente, on peut enfin apprécier les paysages alentours que nous n’avons pas pu découvrir quand nous sommes montés en pleine nuit, le paysage est vraiment superbe…inutile de faire de long discours, on préfère l’illustrer.

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Une fois notre escapade finit, nous nous dirigeons vers les autres sites prévus.

Dans un premier temps, nous nous rendons dans une plantation de café, en fait, on nous emmène voir un petit animal ressemblant à une sorte de fouine, une civette pour être exact, utile à la confection du café le plus cher du monde, le kopi luwack. En fait, cette animal mange les graines de café, leur passage à travers le tube digestif provoque une réaction enzymatique, L’animal ne digère pas ces graines mais les enzymes digestives qu’il a donne aux graines qui ressortent un goût unique.

Autant dire que je n’ai pas aimé cette visite, voir cette animal enfermé dans une cage de 1m², tourner en rond, agité, stressé dans sa cage, trop petite pour lui m’a plus fait mal au coeur qu’autre chose. Pas de prise de photo non plus, je n’ai pas pu et j’ai fait part de mon ressentit.

Je me dépêche de sortir de là pour attendre les autres direction cette fois les Watefalls. Là, par contre, cela vaut le détour, c’est vraiment superbe, et on peut même s’y baigner, un petit rafraîchissement bien sympathique après l’ascension de cette nuit.

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En bilan, on a beaucoup aimé l’Ijen surtout pour y voir les porteurs de soufre et leur dur labeur. mais sinon niveau paysage, nous avons une nette préférence pour le Bromo.

Néanmoins, je pense que ces deux volcans Bromo et Ijen sont complémentaires et qu’ils méritent tout les deux d’être vu lors d’un trip sur l’île de Java.

Ce n’est pas tout les jours que l’on peut voir des volcans actifs…

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Un moment inoubliable de notre séjour sur Java !!!

Et vous, vous venez quand au Kawah Ijen?!?

4 thoughts on “Le Kawah Ijen et les porteurs de soufre”

  1. Il y a seulement 4 ans, il n’y avait pas de grand panneau au sommet « interdisant » de descendre dans le cratère, seulement un petit affiché à côté de l’entrée au pied du Kawah Ijen, et point de masque en location… donc on en avait pas… mais on y est allé en journée, donc pas vu les flammes bleues, mais on a pu quand même descendre au fond, je sais donc ce que ressentent les porteurs de soufres en se prenant une bouffée de soufre dans les poumons… dur dur.

    1. Merci pour ton message. Les choses changent…en bien ou en mal je ne sais pas trop. Mais en tout cas on ne regrette pas d’avoir vu cela. Pour nous les masques à gaz ont été utile car j’avoue que cela prends bien à la gorge et que sans, c’est limite irrespirable…
      Je pense que tout comme nous, ce souvenir t’a marqué…

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